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La Roue vers. papier et e-book

La Roue

En première partie, la Roue parle des relations entre la Suisse et la Russie à partir du 18e siècle : le Vaudois Fréderic-César de La Harpe de Rolle précepteur à la cour de Catherine II, les vignerons vaudois du Chabag, le don de Gabriel de Rumine à la ville de Lausanne, le combat de Nadeja Souslova pour être ordonnée médecin par l’Université de Zürich, les mariages fictifs, la révolution russe qui pousse de nombreux Helvètes à rentrer.

Puis l’histoire devient une saga régionale empreinte de querelles, d’injustices, d’amour, d’espoir.

 

Médaille d’argent (section roman) avec félicitations. Académie Internationale de Lutèce.

'' Nous retrouvons, détaillé, le sentiment aigu de la nature montagnarde, de ses beautés en toutes saisons comme toile de fond changeante de cette tragique histoire. Le personnage malchanceux de Gédéon honnête, de la douce Martine, s’opposent à la sordide méchanceté de Cassoux, le père indigne de Gédéon, la froide et lâche indifférence des paysans aussi. Mais je ne veux pas vous conter cette histoire, seulement transcrire avec quelle grâce l’écrivain nous la détaille, non seulement en peintre révolté et fantastique à la fois, mais en narrateur des travaux des champs, des coutumes et superstitions d’antan… La conclusion à la fois mystérieuse et allusive laisse un goût de rêve... '

 

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Médaille de bronze section « roman » le Scribe d’Or 2014

 

 

 

Critique de Madame Mousse Boulanger 

 

 

 

On peut dire qu’il s’agit en grande partie d’un roman historique. L’auteur, au début, aligne les dates et les références à l’empire russe. Le Vaudois Frédéric-César de la Harpe de Rolle s’était exilé à la cour de Catherine II où il était précepteur de deux jeunes princes. Après le Congrès de Vienne, 1814/1815, la Russie garda la Bessarabie prise aux Turcs. Sur ces terres  on cultivait des vignes et le Vaudois de la Harpe se souvenant du vignoble de son pays, proposa à l’impératrice de faire venir des vignerons près d’Odessa et de la mer Noire. Dès 1820 quelques personnes de la région veveysane s’intéressèrent à cette proposition et partirent vers la Russie, là ils reçurent 36 pieds de vignes et s’intégrèrent au vignoble déjà existant.

 

Inévitablement quelques personnages de Russie eurent envie de connaître la Suisse, des écrivains, des militaires et des princes. Ainsi, en 1840 le prince Basile Roumine liquida tous ses biens en Russie et, accompagné de sa femme il vint s’établir à Lausanne où, il fit construire une villa nommé Eglantine. Son fils le prince Gabriel hérita une fortune à la mort de son père dont plus de 5 millions destinés à la ville de Lausanne qui fit construire, en partie, le palais de Rumine, du nom du bienfaiteur.

 

Arrivèrent en Suisse des étudiants russes, particulièrement des jeunes femmes désireuses d’étudier dans nos universités qui, hélas, n’acceptaient pas le genre féminin. A force d’obstination Nadeja Souslova parvint à étudier la médecine avec le bon argument que dans son pays les musulmans refusaient que des mains masculines touchent leurs femmes. A la suite de cette victoire de nombreuses étudiantes russes affluèrent à Zürich.

 

      Parallèlement à Genève se développait des industries horlogères, bijoutières et de l’orfèvrerie, mais aussi la fabrication de pièces pour engins militaires. Le débouché vers la Russie ne tarda pas à se montrer intéressant.

 

L’Histoire hélas vint chambouler tous ces projets. Dès le 4 avril 1912 des ouvriers des mines russes se mirent en grève, il y eut des morts et des blessés. Un petit vent de panique s’instaura parmi les Suisses et certains songèrent à rentrer au pays. Après l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, à Sarajevo, en 1914 qui déclencha la guerre 14/18, l’hésitation n’était plus de mise, il fallait retourner en Helvétie.

 

Commence alors une véritable saga régionale. Le commerce d’armes devient évident, même si, déjà à cette époque, il était spécifié que ces armes servaient uniquement à se défendre ! Les querelles, les mariages, les naissances, les espoirs et les déceptions se succèdent dans un langage presque uniquement dialogué qui rend la lecture rapide et très attrayante. On quitte ce roman avec le sentiment d’avoir vécu en compagnie de personnages qui furent- peut-être nos ancêtres, mais qui certainement ont formé le pays dans lequel nous vivons aujourd’hui.

 

 



29/07/2015
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